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Cet ouvrage retrace le parcours d’une soixantaine d’agriculteurs biologiques : céréaliers, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, ou encore vignerons, établis dans différentes régions de France et de Belgique.
Différentes approches disciplinaires sont mobilisées : l’économie, lorsque les auteurs repèrent les manières dont les exploitants assurent la fonction d’entrepreneur ; la sociologie, quand ils s’intéressent, par exemple, aux canaux de transmission de l’expérience (la famille, le groupe des pairs) ; l’anthropologie, lorsqu’ils s’identifient le rôle inédit détenu par les femmes ; la psychologie, enfin, lorsqu’il est question des émotions ressenties lors de la transition vers le bio.
Certains chapitres s’attachent davantage à une dynamique de rupture (première partie de l’ouvrage) : le choix de passer à l’agriculture biologique implique en effet d’abandonner des comportements antérieurs, de se différencier d’autres praticiens, avec ce que cela entraîne comme conflits, rejets, incertitudes, chocs émotionnels …
Les autres abordent au contraire une dynamique d’innovation (seconde partie), qui implique la mise en place de nouvelles pratiques, individuellement et collectivement, grâce à l’expérimentation, la recherche, les échanges …
L’ouvrage se termine sur des pistes d’action pour promouvoir l’agriculture biologique, en confrontant des points de vue de patriciens et d’experts.
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